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2018 - Etude de l’impact des nouvelles formes de travail sur le bien-être

Thème principal

2018 Etude de l’impact des nouvelles formes de travail sur le bien-être

Cette recherche est financée par la ministre des affaires sociales et de la santé publique, en collaboration avec le Service Public Fédéral (SPF) Emploi, Travail et Concertation sociale, dans le cadre des nouvelles initiatives relatives au burnout.

Sous-thème

Le développement des technologies digitales et de l’information ont un impact sans cesse croissant sur les organisations du travail et sur les nouvelles formes de travail.

Des chercheurs (ETUI, working paper 2016.03) se posent la question de l’impact sur l’emploi et le travail des « nouvelles technologies nouvelles » que sont:

  • Le cloud (informatique dans le nuage)
  • Les données massives (big data)
  • Les applications mobiles ou « apps »
  • La géolocalisation
  • L’internet des objets (IoT, Internet of things)
  • Les machines apprenantes et la robotique mobile

On parle ainsi de Modèle industriel « 4.0 » qui est décrit comme suit dans le working paper 2016.03 de ETUI:

  • La personnalisation de masse
  • L’utilisation industrielle des objets communicants
  • La mise au point de robots autonomes
  • Les nouvelles potentialités de mise en réseau de la production décentralisée
  • La fragmentation de la chaîne de valeur au niveau mondial
  • Le brouillage des frontières entre industries et services

Cette nouvelle technologie entraîne un déplacement des frontières entre les capacités des humains et celle des machines, que ce soit au niveau des tâches manuelles ou des tâches cognitives.

Comme le souligne un rapport d’Eurofound sur les nouvelles formes d’emploi, celles-ci influencent directement la relation de travail et le statut du travailleur. L’expression de travailleur nomade est ainsi de plus en plus fréquemment employée.

Selon les données de l’enquête nationale belge (EWCS 2015) portant sur 2500 personnes interrogées, 80% travaillent journellement (69%) ou plusieurs fois par semaine (11%) dans les locaux de leur employeur. 20% travaillent donc ailleurs et sont mobiles.

On constate que journellement ou plusieurs fois par semaine:

  • 23% travaillent chez un client
  • 14% dans leur voiture
  • 16% à leur domicile
  • 4% dans des espaces publics

Ce travail nomade numérique doit faire face à des défis importants qui impactent directement la santé et la sécurité des travailleurs:

  • Distance et lien social: les collectifs de travail, ressources importantes pour les travailleurs, ont tendance à se réduire voire à disparaître, isolant de plus en plus le travailleur nomade
  • Comment organiser et réguler un monde du travail virtuel, déstructuré ?
  • Retour sur la signification du travail qui, au-delà du revenu et de la sécurité qu’il procure, apporte des liens sociaux, une reconnaissance, un développement personnel.

L’objectif du présent marché est d’étudier l’impact de ces nouvelles formes d’emploi et de travail sur le bien-être au travail (santé, sécurité) et notamment sur l’émergence des troubles musculosquelettiques et des risques psychosociaux. Il est aussi de fournir des informations utiles permettant de sensibiliser le monde des entreprises à cette problématique.

La présente recherche rentre dans le cadre de l’objectif stratégique I « Un travail sain et sûr » et plus particulièrement dans l’objectif opérationnel « La prévention ou la réduction des risques nouveaux et émergents » de la stratégie nationale Bien-être au travail 2016-2020 proposée par le Ministre de l’Emploi.

Timing

2018 - 2019

Commanditaire

Direction de la recherche sur l’amélioration des conditions de travail (DiRACT)

Equipe de recherche

Aline Bingen & Esteban Martinez (centre Metices – Université libre de Bruxelles ULB)
Christophe Vanroelen (centre Interface Demography – Vrije Universiteit Brussel VUB)

Projet de recherche

Objectifs

Les objectifs de la recherche sont:

  1. réaliser une revue de la littérature de l’impact des nouvelles formes d’emploi et de travail sur la santé et la sécurité au travail:
    • Cette revue de la littérature prendra en compte notamment les études et les workshops réalisés ces dernières années par Eurofound (Dublin) et par EU-OSHA (Bilbao).
    • Elle prendra en compte aussi le rapport d’analyse des 2500 données belges publié sur le site du SPF emploi en 2016, et notamment le chapitre 5 qui porte sur les organisations du travail.
    • La synthèse de cette revue de la littérature servira de base à la collecte des informations permettant de sensibiliser les acteurs de l’entreprise à cette problématique
     
  2. analyser les données de l’enquête européenne de 2015 (EWCS 2015) au niveau belge et européen:
    • Le but est d’analyser, en collaboration avec Eurofound, les données européennes afin de déterminer les types d’organisations du travail, et notamment du travail nomade, par secteur d’activité et par métier. Il semble difficile de vouloir le faire au niveau belge vu le faible nombre de données disponibles (2.500). Par contre au niveau européen, cela semble possible vu le grand nombre de données (plus de 40.000) collectées dans tous les états membres.
    • Les résultats de cette analyse seraient validés au niveau belge en vérifiant avec les données belges les conclusions obtenues au niveau européen.
    • L’objectif est bien de déterminer les principaux secteurs / métiers qui sont le plus concernés par ces nouvelles formes d’organisation du travail et ce travail nomade.Réaliser une analyse qualitative (réunions, focus groups…) de la situation dans les principaux secteurs / métiers concernésAvec tous les acteurs de chaque secteur concerné: partenaires sociaux (représentants des employeurs et des travailleurs), les inspecteurs du contrôle du bien-être (CBE) du SPF Emploi, les spécialistes de la prévention internes et externes aux entreprises…)
     
  3. réaliser une analyse qualitative (réunions, focus groups…) de la situation dans les principaux secteurs / métiers concernés:
    • avec tous les acteurs de chaque secteur concerné: partenaires sociaux (représentants des employeurs et des travailleurs), les inspecteurs du contrôle du bien-être (CBE) du SPF Emploi, les spécialistes de la prévention internes et externes aux entreprises…
    • sur base des résultats des analyses réalisées ci-avant.
    • dans le but de faire un état des lieux de la situation (et indirectement de sensibiliser) et d’en tirer des solutions.Formuler des recommandations sous forme d’un document (pages web, livret…)
     
  4. formuler des recommandations sous forme d’un document (pages web, livret…):
    • pour réduire et prévenir l’impact de ces nouvelles formes d’organisation du travail sur la santé et sécurité au travail
      • en tenant compte de l’âge et du genre
      • par secteur et ou métier
       
    • pour sensibiliser à cette problématique en fournissant les informations scientifiques mais dans un langage compréhensible par tous.
     

Dans tous les cas, la recherche doit se rapporter à l’ensemble du territoire de l’Etat fédéral.

Renseignements complémentaires

Si vous souhaitez obtenir des informations supplémentaires au sujet de cette recherche ou des publications, vous pouvez prendre contact avec la Direction de la Recherche sur l'Amélioration des Conditions de Travail (DIRACT), Rue E. Blérot 1 - 1070 Bruxelles, alain.piette@emploi.belgique.be.

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