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Lettre d'information indicateurs à court terme - septembre 2009

Indicateurs à court terme marché du travail

Septembre 2009 

Le chômage se stabilise

 

  • Le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés en juillet (458.405) a baissé de 2,9% sur base mensuelle et augmenté de 9,4% sur base annuelle.
  • Ce sont les jeunes et les hommes qui souffrent le plus de la situation difficile du marché de l’emploi. Le taux d’emploi baisse et le taux de chômage augmente d’avantage pour ces deux groupes que pour les autres.
  • Pour l’instant les conséquences de la crise économique sur l’emploi sont moindre en Belgique que dans le reste de l’Union Européenne.
  • Le chômage temporaire a chuté de 42,7%, soit 94.668 unités en juillet.
  • L’augmentation du nombre de personnes en interruption de carrière et crédit-temps s’est arrêté en juillet.
  • Le nombre de postes vacants continue de diminuer.
  • Depuis juin le nombre d’heures prestés par les ouvriers dans l’intérim a arrêté de diminuer.

L’emploi

La publication des indicateurs trimestriels de l’emploi du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale montre clairement que la situation sur le marché de l’emploi au premier trimestre 2009 s’est détériorée suite aux effets de la crise économique et financière. Le premier trimestre 2009 à vu le nombre de personnes occupées en Belgique diminué de 37.000 unités (-0,8%) par rapport au trimestre précédant, sur base annuelle (premier trimestre 2008) cela représente une diminution de 32.000 personnes occupées (-0,7%). Au premier trimestre 2009, le taux d’emploi en Belgique était de 61,7%. On notera sur le graphique 1 que la baisse du taux d’emploi par rapport au quatrième trimestre 2008 est plus modéré en Belgique (-0,7 points de pourcentage) que dans l’UE-27 (-1,2 points de pourcentage) ; la diminution sur base annuelle (-0,9 points de pourcentage) est par contre identique.

Graphique 1 - Taux d'emploi en Belgique et dan l'UE-27

Ce sont les jeunes (15-24 ans) qui souffrent le plus de la situation difficile du marché de l’emploi : la chute de l’emploi pour eux est de 11,7% par rapport au quatrième trimestre 2008 et de 9,8% sur base annuelle (premier trimestre 2008). L’emploi augmente légèrement par contre dans la classe d’âge de 25-54 ans : + 0,4% par rapport au trimestre précédant et +0,2% sur base annuelle. Quant au 55 ans et plus, le nombre de personnes en emploi y a diminué de 1,8% par rapport au quatrième trimestre 2008 et de 1,1% sur base annuelle (premier trimestre 2008).

En ce qui concerne les personnes occupées faiblement qualifiées, elles ont vu leur nombre diminué de 5,9% par rapport au quatrième trimestre 2008 et de 8,2% sur base annuelle (premier trimestre 2008). Alors que dans le même temps les personnes en emploi titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur continuent de voir leur nombre augmenter : +3,1% par rapport au trimestre précédant et +7,2%% sur base annuelle.
Finalement la baisse de l’emploi touche principalement les hommes dont le nombre de personnes en emploi a diminué de 1,5% par rapport au quatrième trimestre 2008 et de 1,1% sur base annuelle (premier trimestre 2008). Le nombre de femme ayant un emploi est stable par rapport au quatrième trimestre 2008 et diminue seulement de 0,2% sur base annuelle (premier trimestre 2008).

Tableau 1 - Taux d'emploi par région (premier trimestre 2009)

Une analyse par région des taux d’emploi (tableau 1) montre que ce sont principalement la Wallonie et la Flandre qui sont touché alors que la situation semble se stabiliser à Bruxelles. Les trimestres à venir nous diront s’ils s’agit d’une tendance structurelle ou d’un rattrapage de la chute de 2,3 points de pourcentages du taux d’emploi bruxellois au 3e trimestre 2008 par rapport au 2e trimestre 2008.

Le chômage

En juillet 2009 on comptait 458.405 demandeurs d’emploi inoccupés dans le Royaume; soit une hausse de 39.533 unités (9,4%) par rapport à juillet 2008 et une baisse de 13.891 unités (-2,9%) par rapport à juin 2009.

Graphique 2 - Taux de chômage administratif et harmonisé (données non désaisonnalisées)

Le graphique 2 montre le chômage en Belgique, tant selon sa définition administrative que selon sa définition statistique européenne harmonisée. Les deux tracés décrivent une augmentation claire de décembre 2008 à mars 2009, ensuite de mars 2009 à juillet 2009 les tracés indiquent des tendances divergentes. Le chômage harmonisé, plus sensible à la conjoncture, diminue a partir d’avril 2009 au moment ou le baromètre de conjoncture de la BNB se redresse. Il ré-augmente en juillet car l’arrivé des jeunes sortant des études vient gonfler le nombre des demandeurs d’emploi qui ne sont pas encore indemnisés. Le taux de chômage administratif à quand lui augmenté au cours de la même période pour atteindre en juin 2009 son plus haut niveau depuis janvier 2008 à 9,5%.

Le graphique 3 montre l’évolution du chômage harmonisé en Belgique, comparé à ceux de la zone Euro (EA-16) et de l’union européenne (EU-27). Nous observons que depuis mars 2009 le taux de chômage du Royaume se stabilise autour de 8% alors que dans la zone Euro et dans l’union européenne il continue d’augmenter. Nous verrons si dans les mois à venir, s’il s’agit d’une tendance structurelle ou seulement d’un effet retard provoqué par une législation belge du marché de l’emploi qui comporte des délais de préavis relativement longs (employés), des procédures de restructurations longues et le régime de chômage temporaire (ouvriers).

Graphique 3 - Taux de chômage harmonisé en Belgique, dans la zone Euro et dans U.E. (données désaisonnalisées)

Les chômeurs temporaires ont commencés à voir leur nombre chuter depuis mars 2009 de 185.983 unités (-59,4%). Ils étaient 127.217 en juillet 2009, ce qui représente une baisse de 94.668 unités (-42,7%) par rapport à juin 2009 et une augmentation de 40.556 unités (46,8%) par rapport à juillet 2008. Cette diminution significative est à imputer à un facteur saisonnier, le temps a été en effet particulièrement clément ces derniers mois, mais probablement aussi, et ce sera à vérifier dans les prochains mois, à une amélioration de la situation économique dans notre pays.

Graphique 4 - Taux de chômage admnistratif et taux de chômage temporaire en Belgique (données non désaisonnalisées)

Quand à l’augmentation depuis décembre 2008 (9,7%) du nombre de personnes en interruption de carrière et crédit-temps, elle a connue une stabilisation au mois de juillet 2009 pour s’établir à 255.958 unités. Toutefois sur base annuelle l’augmentation est de 46.451 unités (22,2%). Ces chiffres montrent que ce régime a été employé comme alternative au chômage temporaire pour les employés, il faudra vérifier dans les prochains mois si la stabilisation du mois de juillet provient des nouvelles mesures anti-crise en application depuis juin 2009.
Quant au moyens de sorties «classiques» du marché du travail en cas de restructurations, les prépensions et les régimes apparentés, on observe que la crise économique n’a toujours que peu d’influence sur eux. En effet la baisse est de 269 unités (-0,1%) en base mensuelle et de 4.925 unités (-2,3%) sur base annuelle. Ceci s’explique en partie, comme le montre le graphique 5, par la baisse des chiffres relatifs aux licenciements collectifs et de ceux des licenciements pour cause de faillite. Les deux séries montrent clairement des signes de diminution.
 
Graphique 5 - Nombre de licenciement suite à une faillite et licenciements collectifs

L’augmentation du chômage touche encore une fois plus durement les jeunes (15-24 ans) que le reste de la population (25-74 ans). Leur taux de chômage, selon sa définition statistique européenne harmonisée, des 15-24 ans a augmenté de 1,7 point de pourcentages sur base annuelle pour s’établir en juillet 2009 à 21,6 %.

Alors que dans le même temps le taux de 25-74 ans n’a augmenté que de 0,7 point de pourcentage pour s’établir en juillet 2009 à 6,8%. Cette tendance concernant le chômage des jeunes se vérifie aussi dans les autres pays européens.
Comme nous le montre le tableau 2 la dégradation de la situation sur le marché de l’emploi suite à la crise économique touche beaucoup plus durement les hommes que les femmes. Cela tient au fait que les secteurs les plus touchés par cette crise emploient principalement des hommes ; pensons notamment au secteur de l’industrie et de la construction. Toutefois on constate une inversion de cette tendance au mois de juillet. Il faut aussi noter que la crise économique a eu pour conséquence de résorber le fossé entre hommes et femmes pour le nombre de Demandeurs d’Emploi Inoccupés (D.E.I.) ; en effet depuis janvier 2009 le nombre de D.E.I. hommes est supérieur à celui des femmes.

 Tableau 2 - Nombre de D.E.I. par région et par sexe 
Une analyse par région (tableau 2) nous montre que l’augmentation sur base annuelle a été beaucoup plus forte en Flandre qu’à Bruxelles et en Wallonie. Toutefois cette tendance semble s’atténuer ces derniers mois. L’avenir nous dira s’il s’agit d’une tendance structurelle ou d’un effet retard qui va toucher certains secteurs dans les mois à venir.

Nombre de postes vacants et situation de l’intérim

A la fin du mois d’août, 49.079 offres d’emploi étaient inoccupées auprès des services régionaux pour l’emploi , soit 3.384 (7,4%) de plus qu’en juillet 2009. Parmi ces emplois, 37.253 (4,1% en base mensuelle) sont disponibles en Flandre, 7.600 (18,5%) en Wallonie et 4.226 (+19,6%) à Bruxelles. Le taux de vacance d’emploi, repris au graphique 6 est défini comme le nombre d’offres d’emploi divisé par le nombre total de postes vacants et occupés, a diminué de 0,1 point de pourcentage sur base mensuelle et de 0,4 point de pourcentage sur base annuelle. Bien sur la baisse simultanée du nombre d’offre d’emploi et du chômage sur une seul mois ne permet pas de tirer des conclusions, mais si cette tendance devait se poursuivre cela indiquerait un déséquilibre structurel sur le marché de l’emploi en Belgique.

Graphique 6 - Taux de vacance d'emploi administratif et taux de chômage administratif

Après s’être enfin inversé en juin la tendance à la baisse qui perdure depuis août 2008 dans le secteur de l’intérim a repris au mois de juillet. Le nombre d’heures prestées par les travailleurs intérimaires a baissé de 0,33% par rapport à juin 2009. Toutefois en juin et juillet c’est la première fois depuis avril 2008 que la tendance baissière s’inverse pour les ouvriers, ce qui doit être souligné compte tenu du fait que le secteur secondaire a été plus durement frappé par la crise.

 

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