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Gestion active des restructurations


/uploadedImages/A-Z/picto_6.jpgAvertissement ! Les informations contenues sur cette page concernent des compétences qui ont été transférées, en tout ou en partie, aux Régions et Communautés.  

La réglementation existante reste en vigueur jusqu'à ce qu'une Région ou une Communauté la modifie.   

Depuis le 1er avril 2015, pour plus d'informations, vous devez vous adresser aux institutions compétentes: 
  
  • Service Public de Wallonie  
  • Forem  
  • Service public régional de Bruxelles   
  • Actiris  
  • Vlaamse overheid  
  • VDAB  
  • Deutschsprachige Gemeinschaft  
  • Arbeitsamt  

  •  

    Introduction

    Les cellules pour l’emploi sont au centre de la gestion active des restructurations. Cette notion de gestion active, instaurée par le pacte des générations, traduit la nécessité de gérer au mieux les restructurations en aidant les travailleurs licenciés dans le cadre d’une restructuration à se maintenir sur le marché de l’emploi. Dans ce cadre, la mise en place des cellules pour l’emploi tend à se généraliser et à être accessibles au plus grand nombre de travailleurs licenciés dans le cadre des restructurations.

    Champ d’application

    Employeurs concernés

    schéma employeurs concernés (PDF, 12 KB) 

    La réglementation relative aux restructurations part du principe que par l’annonce d’un licenciement collectif, l’employeur est obligé de mettre en place une cellule pour l’emploi.

    Il existe trois exceptions :

    • la réglementation ne s’applique pas aux employeurs ressortissant aux Commissions Paritaires 225 et 328;
    • les employeurs ressortissant à la Commission Paritaire 327 ne sont pas obligés de mettre en place une cellule pour l’emploi (mais le peuvent sur base volontaire) pour les travailleurs handicapés;
    • les employeurs occupant au maximum 20 travailleurs ne sont obligés de mettre en place une cellule pour l’emploi que s’ils veulent permettre aux travailleurs un départ en prépension à un âge inférieur à l’âge normal. Si ceci n’est pas le cas, l’employeur peut décider, sur base volontaire, de quand même mettre en place une cellule pour l’emploi.

    On entend par employeurs en restructuration, les employeurs qui entrent dans le champ d’application de la loi du 5 décembre 1968 sur les conventions collectives de travail et les commissions paritaires et qui procèdent à l’annonce d’un licenciement collectif. Est considéré comme un licenciement collectif, chaque licenciement qui concerne un certain nombre de travailleurs, à savoir :

    • au moins 10% des travailleurs dans les entreprises d’au moins 100 travailleurs;
    • au moins 10 travailleurs dans les entreprises de plus de 20 travailleurs mais de moins de 100 travailleurs;
    • au moins 6 travailleurs dans les entreprises de plus de 11 travailleurs et de 20 travailleurs au plus;
    • au moins la moitié des travailleurs dans les entreprises de 11 travailleurs au plus.

    Le Ministre de l’Emploi, qui peut recueillir l’avis de la commission consultative prépension, détermine après réception de la copie de la notification, la période considérée comme période de restructuration. Cette période de restructuration débute à la date de l’annonce du licenciement collectif. Sa date d’expiration, à déterminer par le Ministre, se situe au plus tard deux ans après la date de notification du licenciement collectif.

    Travailleurs concernés

    schéma travailleurs concernés (PDF, 85 KB) 

    La réglementation s’applique aux «travailleurs licenciés dans le cadre d’une restructuration». Sont visés ici, les travailleurs qui satisfont aux deux conditions suivantes :

    • être au service de l’employeur au moment de l’annonce du licenciement collectif;
    • être licencié durant la période de restructuration.

    En ce qui concerne la deuxième condition, est assimilé à un licenciement :

    • la non prolongation d’un contrat de travail à durée déterminée;
    • la non prolongation d’un contrat de travail intérimaire.

    Ces assimilations ne sont valables que si le travailleur a au moins un an d’ancienneté ininterrompue auprès de l’employeur.

    Obligations

    Obligations de l’employeur

    Mise en place d’une cellule

    La mise en place d’une cellule pour l’emploi est de la responsabilité de l’employeur.  La cellule pour l’emploi doit être mise en place au plus tard au moment du premier licenciement dans le cadre de la restructuration.

    La fin de la cellule pour l’emploi est déterminée en fonction du licenciement du dernier travailleur.  On doit donc pouvoir faire appel à la cellule pour l’emploi doit au moins jusqu’à la fin de la période de :

    • 3 mois qui suit le dernier licenciement d’un travailleur de moins 45 ans ou,
    • 6 mois qui suit le dernier licenciement d’un travailleur d’au moins 45 ans.

    Composition de la cellule

    La cellule pour l’emploi est une structure de coopération constituée sous forme d’une association de fait ou d’une personne juridique autonome. Font au moins partie de cette structure, l’employeur en restructuration, une des organisations syndicales représentatives et le Fonds sectoriel de formation, s’il en existe un pour le secteur auquel ressortit l’employeur.

    Le service régional de placement et de la formation professionnelle compétent fait, en principe, également partie de la cellule pour l’emploi et en assure la direction.

    Comme alternative, les employeurs peuvent, sous certaines conditions, respecter leurs obligations en faisant appel à :

    • une cellule de reconversion ou d’emploi régionale, ou;
    • une cellule pour l’emploi commune.

    Rupture du contrat

    Avant de procéder au licenciement d’un travailleur, l’employeur doit l’inviter à un entretien par lettre recommandée. Cet entretien a pour objectif, d’une part, d’informer le travailleur sur les services offerts par la cellule pour l’emploi et d’autre part, de fournir des renseignements à propos de l’inscription auprès de la cellule pour l’emploi, du droit à l’indemnité de reclassement et de l’éventuel droit au régime de chômage avec complément d'entreprise. L’invitation à cet entretien doit parvenir par recommandé au travailleur au moins sept jours ouvrables avant la date prévue de celui-ci. Lors de cet entretien, le travailleur peut être accompagné de son délégué syndical. Si le travailleur ne peut se rendre à l’entretien le jour prévu, ces informations peuvent être communiquées par écrit.

    Après l’entretien, le travailleur a alors 7 jours ouvrables pour faire part à l’employeur, par écrit, de sa décision de participer ou non à la cellule. Si dans ce délai, le travailleur n’a pas communiqué sa décision, celui-ci est supposé vouloir y participer.

    Le contrat de travail ne peut être rompu qu’après réception de la décision du travailleur de s’inscrire auprès de la cellule pour l’emploi (ou en l’absence de réponse après la fin du délai de 7 jours ouvrables), il peut alors être mis fin au contrat de travail en notifiant un délai de préavis. Si le travailleur a droit à un délai de préavis de six mois ou moins, il ne peut être mis fin au contrat de travail qu’après réception de la décision du travailleur de s’inscrire auprès de la cellule pour l’emploi (ou en l’absence de réponse, après la fin du délai de 7 jours ouvrables). L’employeur communique immédiatement la date de rupture du contrat au directeur de la cellule pour l’emploi qui y inscrit le travailleur concerné.

    Pour les travailleurs sous contrat de travail à durée déterminée ou intérimaire, l’employeur doit suivre une autre procédure. Lorsque ces travailleurs ont au moins un an d’ancienneté ininterrompu chez l’employeur, l’employeur doit les informer, par écrit et par recommandé, dans un délai de 7 jours après la fin du dernier contrat, des services disponibles dans la cellule et des conséquences de l’inscription auprès de cette cellule. Le travailleur a alors un délai de 7 jours ouvrable pour lui faire part de sa décision. Si ce travailleur ne fait pas part de sa décision, il n’est pas censé vouloir être inscrit.

    Pour résilier un contrat à durée indéterminée, l’employeur doit résilier le contrat immédiatement si :

    • le travailleur a au moins 45 ans et a droit à un délai de préavis de six mois au plus;
    • le travailleur a moins de 45 ans et a droit à un délai de préavis de trois mois au plus.

    Le contrat de travail à durée indéterminée peut être résilié par un préavis lorsque :

    • le travailleur a au moins 45 ans et que le préavis à prester est d’au moins six mois;
    • le travailleur a moins de 45 ans et que le préavis à prester est au moins de trois mois.

    L’employeur doit effectivement mettre fin au contrat avant la fin du délai de préavis. Si le travailleur concerné :

    • a au moins 45 ans, cette résiliation doit avoir lieu avant la fin du septième mois qui précède la fin du délai de préavis normalement applicable;
    • a moins de 45 ans, cette résiliation doit avoir lieu avant la fin du quatrième mois qui précède la fin du délai de préavis normalement applicable.

    Enfin, comme règle générale, pour le travailleur qui a moins d’un an d’ancienneté ininterrompu, le contrat de travail doit être rompu moyennant le paiement d’une indemnité de préavis.

    Inscription auprès de la cellule pour l’emploi

    Les travailleurs ne peuvent être inscrits auprès de la cellule pour l’emploi que lorsque le contrat de travail est rompu.

    • Inscription des travailleurs sous contrat à durée indéterminée

    L’employeur communique immédiatement au directeur de la cellule pour l’emploi :

    • la preuve de l’invitation à l’entretien;
    • l’identité du travailleur;
    • la décision du travailleur (ou l’absence de décision);
    • la rupture du contrat de travail.

    Le lendemain du jour où le contrat a été rompu, l’employeur doit alors en informer le directeur de la cellule pour l’emploi qui y inscrit le travailleur concerné. Il ne doit pas inscrire le travailleur qui a fait part de sa décision de ne pas participer à la cellule pour l’emploi.

    Lorsque l’employeur n’a pas respecté la procédure d’invitation à l’entretien, le directeur de la cellule pour l’emploi prend contact avec le travailleur, qui dispose à partir de ce moment, d’un délai de 7 jours ouvrables pour faire part de sa décision.

    • Inscription des travailleurs sous contrat à durée déterminée et intérimaire

    L’employeur communique immédiatement au directeur de la cellule pour l’emploi :

    • la preuve de l’envoi de la lettre d’information;
    • l’identité du travailleur;
    • la décision du travailleur;
    • la date de fin du dernier contrat.

    Si l’employeur n’a pas respecté l’obligation d’information, le directeur de la cellule prend contact avec le travailleur concerné qui a à nouveau un délai de 7 jours pour faire part de sa décision.

    Le directeur de la cellule pour l’emploi inscrit alors le travailleur à partir du jour où il reçoit la décision de celui-ci de vouloir être inscrit.

    Si le dernier contrat du travailleur a pris fin avant la mise en place de la cellule, le directeur l’inscrit au jour où la cellule a été mise en place.

    Obligations du travailleur

    Les travailleurs licenciés dans le cadre d’un licenciement collectif doivent être inscrits auprès de la cellule pour l’emploi. La durée minimum d’inscription varie en fonction de l’âge du travailleur au moment de l’annonce du licenciement collectif.

    Si le travailleur a, au moment de l’annonce du licenciement collectif :

    • au moins 45 ans, il doit rester inscrit auprès de la cellule pendant 6 mois au minimum;
    • moins de 45 ans, il doit rester inscrit auprès de la cellule pendant 3 mois au minimum.

    Pendant la durée d’inscription auprès de la cellule pour l’emploi, le travailleur a l’obligation d’accepter et de collaborer activement à toute offre d’outplacement.

    A la fin de cette période, le directeur de la cellule pour l’emploi remet une attestation validant l’inscription du travailleur.

    Lorsqu’un travailleur est inscrit auprès de la cellule pour l’emploi, celui-ci doit également être inscrit comme demandeur d’emploi auprès du service pour l’emploi compétent.

    Offre d’outplacement

    Approbation de l’offre d’outplacement

    La mission principale de la cellule pour l’emploi est l’offre d’outplacement pour chaque travailleur inscrit. Cette offre d’outplacement doit être approuvée par le Ministre de l’Emploi.

    Pour être approuvée, l’offre d’outplacement doit être envoyée pour avis au Ministre régional de l’Emploi compétent pour le siège de l’entreprise en restructuration dans les quatorze jours calendrier après la mise en place de la cellule pour l’emploi. Si après quatorze jours calendrier à dater de l’envoi de la demande d’avis, le Ministre régional compétent n’a pas répondu, l’avis est censé avoir été rendu.

    L’employeur en restructuration envoie alors immédiatement l’offre d’outplacement et l’avis du Ministre régional compétent (à défaut, une copie de la lettre recommandée adressée au Ministre régional) au Ministre de l’Emploi. 

    Le Ministre de l'Emploi transmet sa décision à l’employeur dans les quatorze jours calendrier.  Celui-ci peut se baser sur l’avis de la commission consultative prépension pour prendre sa décision. 

    Cette procédure n’est pas d’application si la demande est effectuée selon la procédure prévue lorsque l’employeur demande une reconnaissance par le Ministre de l’Emploi comme entreprise en restructuration ou en difficulté. (cf. article 17,  §4 ,5° de l’arrêté royal du 3 mai 2007 fixant le régime de chômage avec complément d'entreprise). Cette demande de reconnaissance permet à l’employeur d’abaisser l’âge de départ dans le régime de chômage avec complément d'entreprise des travailleurs à un âge inférieur à celui normalement appliqué dans l’entreprise ou le secteur.

    Contenu de l’offre d’outplacement

    Le contenu de l’offre d’outplacement varie en fonction de l’âge du travailleur au moment de l’annonce du licenciement collectif.

    Si le travailleur :

    • a au moins 45 ans, l’offre d’outplacement doit satisfaire aux conditions de la Convention Collective de travail n° 82 pendant au moins les six premiers mois d’inscription dans la cellule pour l’emploi. Le travailleur doit pouvoir bénéficier d’au minimum 60 heures d’outplacement durant les six mois où il est inscrit auprès de la cellule pour l’emploi;
    • a moins de 45 ans, l’offre d’outplacement doit satisfaire aux conditions de la Convention Collective de travail n° 82 pendant au moins les trois premiers mois d’inscription dans la cellule pour l’emploi. Le travailleur doit pouvoir bénéficier d’au minimum 30 heures d’outplacement durant les trois mois où il est inscrit auprès de la cellule pour l’emploi.

    Le nombre d’heure d’outplacement peut être remplacé par un accompagnement d’une valeur équivalente offert par un service régional de l’emploi compétent, si la preuve de l’équivalence peut être apportée.

    Indemnité de reclassement

    L’indemnité de reclassement est due à chaque travailleur qui est inscrit auprès de la cellule pour l’emploi et qui a au moins un an d’ancienneté ininterrompue auprès de l’employeur.

    L’indemnité de reclassement est payée durant :

    • 6 mois lorsque le travailleur licencié a au moins 45 ans au moment de l’annonce du licenciement collectif;
    • 3 mois lorsque travailleur licencié a moins de 45 ans au moment de l’annonce du licenciement collectif.

    Elle reste également due en cas d’éventuelle reprise du travail auprès d’un nouvel employeur.

    L’indemnité de reclassement équivaut au salaire en cours et aux avantages acquis en vertu du contrat de travail. Elle est assimilée à une indemnité compensatoire de préavis mais est payée mensuellement. Elle remplace, en totalité ou en partie, l’indemnité compensatoire de préavis. Le solde éventuel de l’indemnité compensatoire de préavis est payé après la fin de la période couverte par l’indemnité de reclassement. L'indemnité de reclassement n'est redevable qu'aux travailleurs qui étaient employés sous contrat à durée indéterminée.

    Si le coût de l’indemnité de reclassement est plus grand que le coût de l’indemnité compensatoire de préavis qui est due sur base de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail, l’employeur peut alors obtenir le remboursement de la différence auprès de l’Office National de l’Emploi.

    Reprise du travail

    Carte de réduction "restructuration"

    La cellule pour l’emploi procure à l’Office National de l’Emploi les données des travailleurs licenciés dans le cadre d’une restructuration et qui sont inscrits auprès de la cellule pour l’emploi.

    L’Office National de l’Emploi procure spontanément, après réception de ces données et après réception de la décision de la date fin de la période de restructuration par le Ministre de l’Emploi, une "carte de réduction restructurations" aux travailleurs concernés. Cette carte a une durée de validité allant de la date de l’annonce d’un licenciement collectif à douze mois qui suivent la date d’inscription auprès de la cellule pour l’emploi. La carte réduction restructuration permet la réduction des cotisations personnelles pour le travailleur en cas de reprise du travail. Elle permet également à l’employeur qui engage un travailleur en possession d’une carte réduction restructuration de bénéficier de la réduction groupe cible. Enfin, elle permet à l’employeur en restructuration d’obtenir le remboursement partiel des frais d’outplacement.

    Plusieurs avantages sont liés à la carte de réduction restructurations et concernent :

    • l’employeur en restructuration,
    • le travailleur qui reprend le travail,
    • le nouvel employeur.

    Avantages pour l’employeur en restructuration

    Pour les travailleurs en possession d’une carte de réduction restructurations, l’employeur en restructuration peut bénéficier d’une intervention dans le coût d’outplacement. Cette intervention est limitée au coût d’outplacement réellement engendré par l’accompagnement organisé durant la période se situant entre l’inscription auprès de la cellule pour l’emploi et le dernier jour de validité de la carte de réduction.

    En fonction de l’âge et des conditions, le montant maximum du remboursement des coûts d’outplacement s’élève à : 

    Travailleur Condition de remboursement Montant du remboursement
    > 45 ans  avoir suivi au moins 30 heures d’outplacement pendant la période d’inscription auprès de la cellule pour l’emploi   1.000€
    > 45 ans  Reprise du travail pendant au moins 120 jours durant  la période de validité de la carte de réduction et avoir suivi au moins 30 heures d’outplacement pendant  la période d’inscription auprès de la cellule pour l’emploi et précédant la reprise de travail  2.000€
    < 45 ans avoir suivi au moins 30 heures d’outplacement pendant la période d’inscription auprès de la cellule pour l’emploi  500€
    < 45ans  Reprise du travail pendant au moins 120 jours durant  la période de validité de la carte de réduction et avoir suivi au moins 30 heures d’outplacement pendant  la période d’inscription auprès de la cellule pour l’emploi et précédant la reprise de travail  1.000€

    Avantages pour le travailleur qui reprend le travail

    Les travailleurs en possession d’une carte de réduction restructurations qui reprennent le travail auprès d’un nouvel employeur, bénéficient d’une diminution des cotisations personnelles de sécurité sociale de 133,33€ par mois. Pour les ouvriers, ce montant est fixé à 144€. Ce montant est adapté au prorata des prestations de travail dans le courant du mois et est cumulable avec le bonus à l’emploi.

    La réduction des cotisations personnelles est valable à partir du jour de la première embauche situé dans la période de validité de la carte de réduction restructurations et se termine le dernier jour du deuxième trimestre suivant le trimestre de cette première embauche.

    Pour obtenir la diminution des cotisations personnelles, le salaire mensuel de référence du travailleur ne peut dépasser 1.853,50€, si le travailleur est âgé de moins de 30 ans au moment de l’entrée en service. Pour les travailleurs d’au moins 30 ans, cette limite est de 4.467,02€. Le salaire mensuel de référence est une conversion du salaire brut, basée sur les prestations de travail, en un salaire que le travailleur pourrait recevoir hypothétiquement s'il avait été embauché à plein temps durant le mois entier.

    Avantages pour le nouvel employeur

    Les nouveaux employeurs qui engagent un travailleur en possession d’une carte de réduction restructurations, bénéficient d’une réduction groupe cible des charges patronales de sécurité sociale.

    La réduction groupe cible est valable pour chaque engagement situé dans la période de validité de la carte de réduction restructurations.

    Cette diminution des charges patronales prend la forme d’une réduction groupe cible forfaitaire de 1.000€ par trimestre pour le trimestre de l’engagement et les 4 trimestres suivants. Pour les travailleurs de moins de 45 ans cette période est suivie par une période de 16 trimestres avec une réduction forfaitaire de 400€ par trimestre. Le montant de la réduction est adapté au prorata des prestations de travail dans le courant du trimestre et est cumulable avec la réduction structurelle.

    Pour obtenir la réduction groupe cible, le salaire trimestriel de référence du travailleur ne peut dépasser 5.560,49€ si, au moment de l’engagement, le travailleur est âgé de moins de 30 ans. Pour les travailleurs d’au moins 30 ans, cette limite est de 13.401,07€. Le salaire trimestriel de référence est une conversion du salaire brut basé sur les prestations de travail à un salaire que le travailleur pourrait percevoir hypothétiquement s'il avait été embauché à plein temps pendant le trimestre entier.

    Mesures indépendantes de la cellule pour l’emploi

    Dans les cellules pour l’emploi une offre d’outplacement est faite aux travailleurs victimes d’une restructuration. Par la reprise du travail, le nouvel employeur peut entrer en ligne de compte pour une réduction groupe cible ONSS, si l’engagement a lieu pendant la période de validité de la carte de réduction restructurations. Cela n’empêche pas que, pendant ou hors de la période de validité, un nouvel employeur fasse appel à d’autres mesures d’emploi. Sur le site www.autravail.be nous retrouvons un vaste aperçu  de toutes les mesures d’emploi que ce soit au niveau Fédéral ou Régional.  Ci-après, nous portons attention à quelques mesures.

    ACTIVA – Réduction groupe cible pour les chômeurs de longue durée

    La réglementation Activa consiste en une réduction groupe cible ONSS pour les travailleurs engagés pendant la validité d’une carte de travail. Cette carte peut être obtenue pendant une période déterminée d’inscription comme demandeur d’emploi inoccupé. En fonction de l’âge de la personne concernée et de la durée de la période d’inscription comme demandeur d’emploi inoccupé, une réduction groupe cible pour les chômeurs de longue durée est accordée pour le trimestre de l’engagement et pour les quatre à vingt trimestres suivants. Si la personne concernée est également chômeur complet indemnisé, une allocation de travail vient s’ajouter.

    Pour les travailleurs d’au moins 45 ans, une période en tant que demandeur d’emploi inoccupé de 6 mois est exigée pour entrer en ligne de compte pour la réduction groupe cible chômeurs de longue durée. Etant donné qu’un travailleur inscrit auprès d’une cellule pour l’emploi doit également s’inscrire comme demandeur d’emploi, cela signifie que le travailleur entre en ligne de compte pour la réduction groupe cible chômeurs de longue durée immédiatement après la période de 6 mois d’inscription auprès de la cellule pour l’emploi.

    Les travailleurs âgés

    Les travailleurs d’au moins 54 ans entrent en ligne de compte pour la réduction groupe cible travailleurs âgés. Il n’y a ici aucune condition liée à l’engagement. Ce qui importe c’est le niveau de salaire. Si le salaire brut d'un travailleur n'est pas plus élevé que 13.401,07€ par trimestre, alors le montant de la réduction groupe cible sera accordé.

    Le montant de cette réduction évolue en fonction de l'âge du travailleur de façon suivante : 

    Age atteint au dernier jour du trimestre  Montant trimestriel de la réduction 
    54-57 ans 400€
    58-61 ans 1.000€
    62-64 ans 1.500€
    à partir de 65 ans 800€

     

    En cas de prestations incomplètes dans le trimestre, on tient compte de la fraction de prestation et d'un facteur de multiplication qui permettent de déroger à l'application d'une stricte réduction proportionnelle des cotisations.

    Le travailleur âgé peut également, dans certains cas, obtenir un avantage personnel lors de la reprise du travail sous la forme d’un complément de reprise du travail à charge de l’Office National de l’Emploi. Pour avoir droit à ce complément de reprise du travail, il faut :

    • être chômeur complet indemnisé;
    • avoir au moins 55 ans au moment de la reprise du travail.

    Celui qui bénéficie du régime de chômage avec complément d'entreprise et qui reprend le travail n’entre pas en ligne de compte pour le complément de reprise du travail. Il va de soi qu’il perd l’allocation de chômage à charge de l’ONEM en cas de reprise de travail. Le complément d'entreprise payé par l’ancien employeur reste dû.

    Jeunes travailleurs

    Les jeunes travailleurs peuvent également être touchés par une restructuration ou un licenciement collectif. Un nombre de mesures générales peuvent les aider à trouver un nouveau travail.

    Chaque personne âgée de moins de 26 ans, pas hautement qualifiée et engagée durant la période de validité d'une "carte de travail" donne à l'employeur qui l'engage le droit à une réduction groupe cible jusqu’au trimestre où le jeune atteint l’âge de 26 ans. Le montant de la réduction groupe cible évolue dans le temps et dépend du fait que le jeune soit très peu qualifié ou peu qualifié ou moyennement qualifié.

    Mesures pour le maintien à l’emploi

    Certaines mesures Fédérales sont mises en place pour le maintien à l’emploi. Pour les entreprises en difficulté ces mesures peuvent offrir une alternative possible afin d’éviter les licenciements.

    Réduction collective du temps de travail et semaine de quatre jours

    Une réduction groupe cible est octroyée à l’employeur qui introduit la réduction collective du temps de travail et/ou la semaine de quatre jours. La réduction du temps de travail doit être d’au moins une heure sur les 38 heures par semaine et doit être introduite pour une durée indéterminée.

    La réduction groupe cible est accordée par travailleurs concernés et le montant forfaitaire est de 400 euros par trimestre. Le temps de travail par semaine après l’introduction de la réduction du temps de travail détermine la durée pendant laquelle la réduction groupe cible est accordée.

    • Pour un temps de travail de 37 heures par semaine : huit trimestres.
    • Pour un temps de travail de 36 heures par semaine : douze trimestres.
    • Pour un temps de travail de 35 heures ou moins par semaine : seize trimestres.

    Pour l’introduction de la semaine de quatre jours, une réduction forfaitaire de 400 euros par trimestre est accordée durant 4 trimestres.

    Pour un trimestre durant lequel sont accordées simultanément et pour un même travailleur, la réduction forfaitaire pour l’introduction de la réduction collective du temps de travail et la réduction forfaitaire pour l’introduction de la semaine de quatre jours, le montant de la réduction est de 1000€. 

     

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