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Délégation belge au sommet mondial pour l'emploi

08-07-2009

Une délégation tripartite belge composée des délégués des syndicats, des employeurs et des gouvernements fédéral et régionaux, a participé à la Conférence Internationale du Travail de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui s’est déroulée à Genève du 3 au 19 juin. Ce sommet annuel international du travail présentait cette fois un intérêt exceptionnel. Il appartenait en effet à la Conférence d’établir son propre programme d’actions devant permettre à l’OIT de mener au niveau international la lutte contre les conséquences mondiales catastrophiques en matière d’emploi, de conditions de travail et de régression sociale provoquées par l’actuelle crise économique et financière.

Selon les dernières estimations de l’OIT, la crise fera au cours des 18 prochains mois, 50 millions de chômeurs et 200 millions de pauvres en plus dans le monde.

La délégation tripartite belge a dès lors oeuvré de manière intensive et avec la même détermination pour que les conclusions et recommandations soient rendues aussi fortes que possible.

Le plan d’action qui a été adopté à l’issue de la Conférence est un « Pacte mondial pour l’emploi ». Il est composé d’une série d’orientations et de propositions pour lutter contre les effets de la crise de manière coordonnée et efficace, mais également pour prévenir de telles situations de détresse à l’avenir. Ceci implique que non seulement dans les paroles mais aussi dans les faits, on accorde enfin une valeur identique à une politique de développement dans le monde,  qui soit sociale et économique. En faisant en sorte que les marchés financiers soient au service de l’économie réelle et que cette dernière soit au service de l’homme, et pas l’inverse. Le « Pacte mondial pour l’emploi » s’adresse à tous les pays membres de l’OIT, mais a aussi pour but de donner à l’OIT un rôle plus fort au sein du système multilatéral où sont prises les décisions décisives en matière de mondialisation de l’économie.

Que ce Pacte ait reçu le soutien unanime des gouvernements et des organisations d’employeurs et de travailleurs est dû à un positionnement pragmatique et à des compromis équilibrés, tenant compte des différents  points de vues idéologiques et aussi naturellement des possibilités financières différentes selon les pays.

L’exécution de ce Pacte qui repose sur les valeurs fondamentales et les principes de l’OIT, doit contribuer à protéger les plus démunis et préparer une relance économique dans le plein respect de la dimension sociale et dans le droit fil du concept de « travail décent » de l’OIT. L’urgence de la crise exige également une disposition équilibrée et responsable des partenaires sociaux et du gouvernement dans leur dialogue tripartite et dans les négociations collectives.

Les points principaux pour lesquels la délégation belge s’est particulièrement engagée et qui sont d’ailleurs développés dans le plan d’action sont : la mise en œuvre d’une  stratégie économique et sociale globale et (surtout) cohérente entre les différentes institutions concernées (par exemple le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, l’Organisation Mondiale du Commerce et l’Organisation Internationale du Travail) ; l’accent mis sur l’économie verte et les « emplois verts » ; l’attention spéciale sur l’impact de la crise sur les travailleuses ; les investissements dans l’agriculture ; la promotion des entreprises durables ; le soutien aux PME ; le renforcement des administrations du travail ; l’octroi d’un minimum de sécurité sociale pour tous et enfin, la grande importance du dialogue social dans la recherche de solutions durables et d’accords.

La Conférence a aussi mis en cause 25 pays qui ne respectent pas certaines conventions de l’OIT dans les domaines  de la liberté d’association, du travail forcé et du travail des enfants, dans les politiques en matière d’immigration,  dans la non-discrimination de groupes de population ou entre hommes et femmes, dans des politiques de l’emploi et de sécurité sociale.  Lors de la discussion de ces cas, il est clairement apparu à quel point la crise marque son empreinte dans le monde entier, tant dans l’économie, que dans l’emploi et les conditions de travail.

Le rapport des experts qui est à la base des travaux de la Commission des normes salue la législation prise par la Belgique en 2007 pour lutter contre la discrimination.

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